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 Don't want to touch you but you're under my skin.

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Gabriel O'Connell

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MessageSujet: Don't want to touch you but you're under my skin.   Ven 6 Mai - 21:41

    Une semaine après leur houleuse confrontation à l’extérieur du Fever, Lowell et Gabe était retombés dans leur routine habituelle, faite de provocations et de regards éloquents. Sauf que contrairement à avant, chaque fois qu’ils s’adressaient la parole le ton montait encore plus vite, et la tension s’accumulait petit à petit entre eux. Lorsque le reste du staff était présent, ils s’efforçaient de manifester une entente cordiale mais dès que le patron et les autres avaient le dos tourné, les piques recommençaient de plus belle. S’ignorer de semblait pas une option envisageable, et chaque soir c’était le même manège : à qui séduirait le plus rapidement sa proie du jour. Cela ne conduisait pas toujours à un passage à l’acte effectif, mais plutôt à la satisfaction irraisonnable de faire enrager l’autre. Gabe n’avait jamais ressentit cela, cet envie de la rendre jalouse tout en ne supportant pas de la voir avec un autre, et il y répondait comme il savait. En renchérissant de plus belle.

    Pour la première fois depuis une semaine, il se retrouvait seul avec elle au Fever. Par un malheureux concours de circonstances, ils étaient les deux seuls chargés de faire la fermeture. Le bar était vide, et un lourd silence était tombé, seulement rompu par le bruit des chaises et des verres que Lowell déplaçaient pendant que Gabe était occupé à compter la caisse à l’autre bout de la pièce. Pour une fois, il n’y avait pas de plantureuse blonde accoudée au comptoir à commenter ses moindres faits et gestes pendant qu’il terminait tranquillement, ni de type appuyé au mur à reluquer Lowell d’un regard qui ne laissait pas le moindre doute sur l’issue de la soirée. Non, il n’y avait qu’eux deux, et on pouvait compter sur les doigts d’une main les phrases qu’ils s’étaient échangés dans la semaine. En revanche, il ne s’écoulait pas une heure lorsqu’ils étaient au bar sans qu’ils ne se fixent avec une arrogance mal placée, l’électricité dégagée entre deux visible par tous.

    « Moriarty. » Il venait de fermer le tiroir de la caisse, signifiant la fin de son travail de la soirée. La pendule indiquait 2 :45. Il était temps de rentrer. « Personne avec toi ce soir dis donc, tu veux fermer ? » Son ton indiquait qu’il était sur le point de partir. Il n’avait en revanche pas bougé d’un centimètre, toujours accoudé sur le comptoir à la fixer sans sourciller.

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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Sam 7 Mai - 17:41


L’animosité entre Gabriel et Lowell s’était accentuée depuis leur dernière incartade dans la rue. Lowell faisait de son mieux pour ne jamais être seule avec lui et elle était sûre qu’il avait pris le même genre de dispositions de son côté. Pourtant ce n’était pas comme si elle l’évitait ou l’ignorait, car elle en était encore plus incapable. Elle le surveillait encore plus qu’avant, enrageait encore plus qu’avant lorsqu’il serrait une fille et elle était encore moins regardante qu’avant quant à quel homme avait décidé de la séduire. La seule chose qui comptait pour elle c’était de repartir avec quelqu’un et de trouver dans quelques spasmes une sourde satisfaction qui lui permettait de s’endormir rapidement. Car dès qu’elle était consciente, la seule chose à laquelle elle pensait était le souffle de Gabe sur ses lèvres et l’envie complètement déraisonnée qu’elle avait eue de se jeter dans ses bras. Et par conséquent, elle le haïssait encore plus activement, d’obséder ainsi ses pensées, de l’empêcher de vivre librement, de la pousser à surenchérir. Car il était la cause de tous ses faits et gestes les plus récents.

Le silence qui régnait dans le Fever était pesant, les oreilles de Lowell bourdonnant encore du bruit assourdissant du bar, entre les verres qui clinquent, le jukebox, les rires et les conversations joyeuses. Le silence en était encore plus pesant, entrecoupée par les chaises qui raclaient le sol lorsqu’elle les soulevait pour les poser sur les tables ou le tintement métallique de la monnaie dans le tiroir-caisse. Lowell était rarement gênée mais cette fois, la seule chose qu’elle voulait c’était se carapater le plus vite possible chez elle. Ou peut-être rester ici, seule avec lui, jusqu’au point du jour. « Moriarty. » Elle se retourna en entendant son nom et son regard rencontra celui de Gabe. Immédiatement ce fut un échange visuel qui dépassait et de loin la simple badinerie. « Personne avec toi ce soir dis donc, tu veux fermer ? » La jeune femme resta stoïque, tout comme lui, qui ne bougeait pas. « Et toi, t’as pas une nana qui t’attend sagement enfermée dans ta caisse ? » Elle traversa nonchalamment le bar jusqu’au jukebox et appuya sur une combinaison de touches. Le titre I’m a fool to want you de Billie Holiday résonna dans le bâtiment vide. Appuyé sur l’engin, Lowell contempla son mécanisme, souriant à l’ironie des paroles chantaient par la reine du jazz. Tout le monde citait toujours Nina Simone, mais Lowell avait toujours préféré Billie Holiday. Nina la faisait pleurer, Billie lui mettait du baume au cœur. Apaisée par la musique, elle se tourna vers Gabriel, « Un verre, ça te dit ? »


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Gabriel O'Connell

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 8 Mai - 17:41

    Brisant le silence devenu pesant, la musique choisie par Lowell changea radicalement l’atmosphère de bar. Un instant auparavant, la tension semblait à son comble, mais la voix de Billie Holiday semblait parfaitement adéquate pour désamorcer un éventuel conflit. La musique avait toujours eu cet effet apaisant sur lui, ce qui s’avérait utile quand on connaissait son tempérament plutôt nerveux. Toujours appuyé sur le comptoir, Gabe ferma les yeux quelques secondes pour fredonner les paroles qu’il connaissait par cœur depuis des années avant de reporter son attention sur Lowell, accoudée au jukebox. Aucun d’eux ne semblait déterminé à partir en premier, se jaugeant du regard. Ce soir là était le premier depuis des semaines où ils étaient tout deux sobres et sans personne à les attendre impatiemment à l’extérieur. Il n’y avait qu’eux deux. Seulement eux. Puis, elle lui proposa un verre. S’il y avait bien une chose à laquelle il ne s’attendait pas, c’était qu’elle ait envie de partager un verre avec lui : après tout, cela impliquait de passer du temps ensemble, seuls, et accessoirement se parler. Après l’incident de la semaine précédente, il s’était convaincu que passer plus d’une demi-seconde avec lui était la dernière chose dont elle avait envie, bien que la réciproque soit entièrement fausse. Intrigué, il hocha la tête tout en haussa les épaules. « Pourquoi pas. »

    Sans autre forme de procès, Gabe sortit deux verres du comptoir et servit deux doubles scotchs. Lorsqu’il n’était qu’un nouveau venu à peine embauché au Fever, il leur était arrivé deux ou trois fois de partager un verre et à chaque fois il s’agissait de scotch. Autant faire les choses dans les règles après tout. En quelques enjambée, il avait contourné le bar et avait prit place sur un des hauts sièges au cuir usé par le temps. Désignant celui qui était à côté de lui alors qu’il jouait avec le liquide ambré de l’autre main, il lâcha avec un sourire en coin. « Tu peux t’assoir, j’ai encore jamais mangé personne. » A moins que l’intention de Lowell ait été de l’ignorer totalement en buvant son verre, ce qui n’aurait guère été flatteur pour son égo. Du coin de l’œil, le barman observait la jeune femme : contrairement aux types avec qui elle flirtait, il la trouvait beaucoup plus attirante lorsqu’elle avait conscience de ce qu’il se passait. Finalement, savoir qu’elle le détestait pour être intervenu dans ses affaires rendait les choses plus faciles : tenter quoi que ce soir avec elle, en plus d’être totalement inconcevable comme ils travaillaient au même endroit, était également voué à l’échec. Lowell était la première fille sur lequel son charme n’avait pas le moindre effet. Sauf qu’elle était aussi la première depuis bien longtemps à qui il pensait plus que souvent sans qu’il ne se soit rien passé entre eux.


Dernière édition par Gabriel O'Connell le Jeu 26 Mai - 17:32, édité 1 fois
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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Lun 9 Mai - 15:48

Plutôt que de se lancer dans une autre confrontation où chacun dénoncerait chez l’autre les comportements qu’ils n’osaient pas reconnaître chez eux, cherchant dans l’absurdité de ce qu’ils se faisaient endurer une justification ou une explication, Lowell avait préféré mettre un disque et combler le silence dans le bar de quelques notes de musique et une voix chaude et mélancolique. Elle vit rapidement qu’elle avait eu raison quand Gabriel avait commencé à fredonner sur la musique, et finalement, il avait accepté le verre qu’elle avait proposé, sans raison véritable mais parce qu’elle était seule ce soir et ne voulait pas rentrer chez elle sans la moindre compagnie. Alors elle préférait étendre cette fin de soirée dans cet endroit qui était devenu son refuge, contrastant vivement avec la froideur de son domicile déserté et désert.

Preuve qu’il la connaissait quand même un peu, il leur versa un double scotch et elle ne put s’empêcher de sourire en voyant cela. Après s’être assurée que le jukebox continuerait à jouer pour quelques chansons, elle s’avança vers le bar et leva les yeux au ciel. « Tu peux t’assoir, j’ai encore jamais mangé personne. » « Ca on n’en sait rien… » Voyant qu’il n’était pas sûr d’avoir compris le sous-entendu, elle monta sur le tabouret, bloquant son talon contre le barreau transversal et prit son verre entre ses doigts. « J’veux dire… on se connaît pas toi et moi quoi. » Lowell but un peu de scotch et resta silencieuse. Elle avait beau se creuser la tête, elle n’avait aucun souvenir de Gabriel antérieur à son arrivée au Fever. Il disait avoir grandi à Brentwood mais si c’était le cas, il était certain que ou Shane ou elle l’ait déjà vu au bar ; il n’y en avait qu’un en ville après tout. Et à bien y réfléchir, que savait-elle de lui, à part son goût pour la bonne musique et le fait qu’il était fumeur ? Rien.

En même temps, il ne devait pas en savoir plus sur elle non plus. Depuis le décès de son père, Lowell s’était renfermée sur elle-même, repoussant tous ceux qui n’avaient pas le cœur assez bien accroché pour tolérer son caractère impétueux, décuplé par le deuil. Rares étaient ceux qui avaient maintenu des liens avec elle. Craignant de perdre encore quelqu’un, Lowell avait décidé de faire sa vie seule pour ne pas souffrir. Seule Shane n’avait pas déserté le navire et ne le déserterait probablement jamais.


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Jeu 26 Mai - 17:32

    Pour la première fois depuis peut être une semaine, voire deux, Gabriel profitait d’un moment de calme complet, un verre à la main. Enfin, il n’avait plus de clients à servir dans la seconde, ne devait pas courir sans arrêts d’un bout à l’autre du bar chercher Dieu sait quoi et pouvait se poser de l’autre côté du bar. Pas d’obligation, pas de commandes hurlées depuis l’autre côté du bar. Rien que de la musique, un verre et la compagnie de Lowell. Pour être honnête, il s’attendait à ce qu’il se saute à la gorge d’un instant à l’autre sur une futilité, pour changer. Mais après tout, elle était celle qui avait initié ce moment, ce verre partagé presque sans parler. Gabriel but une gorgée, lentement, et sentit le liquide brûlant le réchauffer en un instant. En pivotant d’un quart de tour, il fit face à la jeune femme et la regardant en restant lui aussi silencieux : pas vraiment bavard de nature, il n’était pas vraiment le genre de personne à parler de son passé. Surtout avec ce qu’il avait sur la conscience et raison pour laquelle il était arrivé dans la région. « Je t’assure. »

    S’il ne souriait pas à proprement parler, son regard s’était détendu lorsqu’il s’était rendu compte que ce soir, pour une fois, ils n’étaient pas d’humeur à se chercher mutuellement des noises. Gabriel resta un long moment silencieux, de nouveau et se contenta de la regarder. Lui demander de lui faire confiance ? Vu la façon dont les choses s’étaient déroulées la dernière fois qu’une femme lui avait fait confiance, ce n’était pas la meilleure chose à faire. La meilleure chose à faire restait d’esquiver. Encore et toujours. Pour son bien, mais surtout pour Lowell. Elle ne méritait pas un type avec un passé comme le sien. « Gabriel O’Connell. 27 ans. Né à Washington mais vivant à Kentwood. Barman hors pair à votre service mademoiselle. »

    La musique s’arrêta avec un craquement, mais Gabe ne broncha pas et continua de la fixer droit dans les yeux. Pourquoi fallait-il qu’elle lui fasse cet effet ? Pourquoi diable était-elle qui occupait ses pensées et précisément qu’il ne pouvait pas avoir ?

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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Jeu 26 Mai - 18:29

Malgré la façade détendue qu’elle essayait d’afficher, Lowell était plus que tendue. Elle avait décidé, depuis sa dernière conversation avec Shane, de découvrir pourquoi elle était tant fascinée par Gabe. Elle croyait à l’aura, elle croyait au poids des péchés, elle croyait à toutes ces légendes et elle avait toujours été plutôt perspicace. Don, sixième sens, intuition, impossible de nommer ça mais elle avait su lire dans les gens dès sa plus tendre enfance. Peut-être était-ce dû aux premiers mensonges que son père lui avait dit lorsque sa mère était morte qui l’avait rendue incrédule et elle ne se fiait jamais aux apparences mais toujours à ses tripes. Et son for intérieur lui disait que Gabriel avait un truc en plus. Quelque chose qui lui parlait, à elle. Il la mettait mal à l’aise parce que sans rien dire ni montrer il semblait pouvoir atteindre ce qu’elle refoulait le plus chez elle : ses émotions.

Le regard de Gabriel qui s’attardait sur son visage faisait palpiter son cœur et précipitait sa respiration qu’elle essayait de garder régulière. Elle ne voulait pas montrer ce qu’il lui faisait, elle avait peur du pouvoir qu’il pourrait avoir sur elle si jamais il en prenait conscience et décider d’en user. Et pourtant, elle n’était pas sûre de pouvoir résister. « I’m a fool to want you, » chantait Billie avant que sa ritournelle ne prenne fin.

« Gabriel O’Connell. 27 ans. Né à Washington mais vivant à Kentwood. Barman hors pair à votre service mademoiselle. » Lowell posa son verre sur le bar après l’avoir fini et descendit de son tabouret pour faire un pas en sa direction et se trouver juste devant lui, dans une proximité pénible mais hypnotisante. Le silence retombé dans le bar lui rappela qu’ils étaient seuls, sans la compagnie de Billie Holiday, Nina Simone ou Miles Davis. Personne pour la juger, personne pour se souvenir de cet instant à part Gabriel. « Pourquoi ai-je l’impression que tu as quelque chose à cacher ? » souffla-t-elle, victime de son désir soudain et pourtant si prévisible à son encontre alors qu’elle voyait le bord du précipice s’approcher dangereusement. Mais elle était attirée par le gouffre, et même si elle craignait la chute, l’adrénaline la poussait à ne pas reculer.


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Jeu 26 Mai - 19:30

    Une fois encore, le petit numéro déployé par Gabe n’eu strictement aucun effet sur Lowell. Avec n’importe quelle autre de ses conquêtes, c’était toujours le même schéma qui lui permettait inévitablement de parvenir à ses fins. Par avec elle. Se contenter de lui lâcher quelques bribes d’informations diluées par un sourire en coin et un regard ténébreux ne suffisait pas. Sans qu’il ne sache pourquoi, il avait l’impression qu’elle voyait clair en lui. Ce n’était probablement pas une impression. Elle ne l’avait jamais cru lorsqu’il affirmait avoir vécu à Kentwood depuis des années, et lorsque les autres semblaient heureux de le laisser en paix avec ses secrets, elle agissait de la manière totalement opposée, sans se rendre compte de ce qu’elle pourrait trouver si elle s’approchait de trop près. La vérité n’est pas forcément belle à voir, surtout dans son cas.

    Lowell fit toutefois abstraction de sa tentative pour changer de sujet. Elle n’était pas dupe. Evidemment. Gabe la regarda sans rien dire, et ne l’avait jamais vraiment observé ainsi auparavant, tout simplement parce qu’elle l’aurait probablement giflé sans préalable. Mais ce soir, la donne n’était plus la même. Plutôt que de se baisser pour lui faire face, il finit son verre d’une seule traite son verre d’une traite et descendit à son tour de son tabouret. Perchée sur de hauts talons, Lowell était presque à sa hauteur. Presque.
    « Pourquoi ai-je l’impression que tu as quelque chose à cacher ? » Il hésita un instant, le regard dans le vague, puis haussa les épaules. Ne pas répondre n’aurait fait qu’augmenter ses interrogations. « Parce que … » Pourquoi était-ce si difficile de simplement lui dire qu’il avait des choses dont il ne pouvait simplement pas lui parler ? Pourquoi en la voyant, était-ce l’exact contraire dont il avait envie ? A savoir lui dire qui il était vraiment et voir quelle était sa réaction ?

    L’alcool devait toutefois avoir fait son petit effet, et combiné à l’ambiance particulière du moment, fit changer Gabe de comportement. Sans qu’il ne sache très bien ce qui le prenait, ou plutôt sans se rendre compte quel chemin dangereux il s’apprêtait à prendre, il s’approcha encore plus prêt de la jeune femme au point que leurs corps se frôlaient presque. Un instant, il resta immobile, ses yeux fixés dans les siens, dans l’attente d’une réaction de recul. Puis, incapable de résister une seconde de plus, il l’attira vers lui et l’embrassa. Tout simplement. Comme si c’était l’unique chose à faire, et certainement ce dont il avait envie depuis des mois.



Dernière édition par Gabriel O'Connell le Ven 27 Mai - 12:00, édité 1 fois
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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Ven 27 Mai - 1:08

Pourquoi elle lui avait proposé un verre plutôt que de le traiter de sale connard, elle l’avait oublié. Ah, si, sa solitude. Shane était partie avec quelqu’un, elle ne pouvait donc pas se réfugier chez sa meilleure amie ce soir. C’était rester au Fever ou passer la nuit à traîner dans les rues jusqu’à l’aube pour ne pas avoir à dormir dans une maison hantée par l’âme de son père qui ne la quittait jamais des yeux, qui ne cessait de porter sur elle ce regard à la fois compatissant et pourtant condescendant. Elle savait qu’elle devait le décevoir. Mais elle ne savait que faire d’autre. Le père de Lowell était le seul qui lui inspirait loyauté et droiture. Gabriel était là. Elle avait l’impression qu’il comprenait. Que lui aussi avait nulle part d’autre où aller. Alors quand il s’approcha d’elle, elle ne recula pas, non pas par effronterie cette fois, mais parce que les souvenirs de leur dernier moment seul à seul lui revenait comme un boomerang sous la similitude de la situation. Ils s’étaient tenus droits l’un devant l’autre, elle, sur le trottoir, toujours plus petite que lui, comme elle l’était ce soir avec ses talons, lui, son regard baissé vers elle qui semblait la transpercer de part en part, cette électricité dans l’air entre eux deux qui tendaient leurs corps comme des arcs prêts à tirer.

Elle aurait dû lui mettre une autre gifle quand il agrippa sa taille et l’embrassa mais elle en était incapable. Les quelques secondes qui avaient précédé ce baiser lui avait paru interminables car elle n’avait jamais autant eu envie d’un autre homme que lui, en cet instant. C’était plus qu’une attirance physique, c’était plus que la peur de passer la nuit seule, c’était comme si elle n’avait aucun autre choix. Il avait failli l’embrasser la dernière fois, elle n’avait pu se sortir ce moment de la tête depuis. Lowell ne pouvait se résoudre à faire ce pas décisif, sentant que les conséquences seraient lourdes, mais elle n’avait eu de cesse de souhaiter qu’il le fasse depuis. Sans qu’il le sache elle avait jeté la balle dans son camp en attendant qu’il s’en saisisse et qu’il mène la danse.

Sa bouche contre la sienne, ce fut comme si on venait de lui arracher le cœur, alors elle répondit avec ardeur à son baiser, serrant le col de son tee-shirt dans ses poings serrés par la fulgurance de ce qui était en train de lui arriver. Elle venait seulement de comprendre à quel point elle avait pu avoir envie de l’embrasser pendant tous ces mois où elle l’avait regardé faire de même avec d’autres filles. Elle lui mordit la lèvre soudainement sous un accès de rancune. Elle ne voulait pas être comme ces autres filles et pourtant depuis tout ce temps elle avait voulu être toutes ces filles juste pour lui. Lowell aurait aimé pouvoir se métamorphoser en toutes ces femmes juste pour l’avoir. Elle était prête à se renier pour un baiser. Elle profita de la demi-seconde de choc que sa morsure avait causé pour le plaquer avec violence contre le bar, ses hanches s’entrechoquant avec les siennes, son désir nourri par sa colère, et elle tirait sur son tee-shirt pour le pousser à se pencher vers elle pour l’embrasser encore.

« Pourquoi tu te comportes comme tous les autres… alors que tu es différent ? »
murmura-t-elle entre deux baisers, ouvrant les yeux pour le regarder à chaque seconde où leurs lèvres se frôlaient seulement.

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Ven 27 Mai - 16:26

    La musique était maintenant éteinte, et le seul son audible était le bruit des leurs respiration : inégale et trop rapide accompagné des battements désordonnés de son cœur dans sa poitrine. Avec les autres filles, Gabe restait toujours parfaitement calme et maitre de lui-même, mais avec Lowell c’était différent. Dangereusement différent, car l’attraction qu’elle exerçait sur lui semblait s’accentuer à chaque seconde qui passait, et avoir enfin cédé à la tentation l’empêchait de revenir en arrière maintenant. Il n’avait aucune idée de la raison qui l’avait poussée à laisser parler son instinct plutôt que sa raison et le regretterait probablement le lendemain. Mais à cet instant précis, alors que leurs corps étaient collés l’un à l’autre et que la température grimpait rapidement, son cerveau avait subitement cessé de fonctionner. Ils n’étaient que deux adultes avec un passé trop lourd à supporter qui tombaient dans les bras l’un de l’autre après s’être tourné autour sans même s’en rendre compte. La suite logique des évènements, en somme.

    Une main attirant les hanches de Lowell contre lui tandis qu’il laissait ses doigts glisser dans ses cheveux, Gabe se pencha encore plus vers la jeune femme pour l’embrasser avec un peu plus d’ardeur qu’il ne le faisait déjà. Il sentait le contact de ses mains contre son torse, le rendant encore plus fou d’elle qu’il ne l’était auparavant et devait faire un effort considérable pour se comporter en gentlemen.


    « Aie ! » Elle venait de lui mordre la lèvre, mais fut tellement abasourdi par ce brusque changement de comportement qu’il en oublia de lui demander des explications : elle venait de le pousser sans ménagement contre le bar et avait reprit possession de ton tee-shirt. Très bien. Sans protester, Gabe répondit à son baiser avec la même passion et la même violence qu’elle semblait éprouver. Le désir qu’ils avaient l’un pour l’autre avait été trop longtemps contenu et explosait littéralement. Il ouvrit les yeux en entendant la voix de Lowell et reprit possession de ses lèvres avant de reculer légèrement en la regardant. Elle semblait attendre une réponse, mais il n’avait pas l’envie de lui donner maintenant. « Je me comporte pas comme tous les autres. » Pas sûr que cette réponse lui suffise, mais c’était tout ce qu’il pouvait lui donner pour le moment, ses pensées n’étant absolument pas cohérente.

    Mettant fin à la discussion, Gabe quitta un instant les lèvres de la jeune femme pour descendre le long de son coup, ses mains dans le bas de son dos l’attirant toujours plus près de lui. Alors qu’il était prêt à l’embrasser de nouveau et que la température entre eux montait de plus en plus, il vrilla ses yeux clairs dans ceux de Lowell et lâcha, légèrement haletant :
    « T’es sûre de toi ? »

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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Ven 27 Mai - 18:29

Jamais Lowell ne s’était sentie ainsi, ils étaient en train de s’embrasser avec fougue et pourtant ce n’était pas assez pour son appétit soudain dévorant. Elle était plaquée contre lui mais tout son corps pensait à la suite, à comment mieux le toucher, comment mieux se presser contre lui. Elle reprenait sa respiration brutalement et rapidement pour pouvoir se jeter sur lui de plus belle, craignant que tout cela ne s’arrête. Elle était pressée, précipitée, elle le voulait lui, tout de suite, maintenant et même si elle appréciait chaque baiser – ce qui était un euphémisme, elle était carrément électrisée – c’était comme s’ils retardaient ce qu’elle voyait se profiler à l’horizon depuis des semaines alors elle passait avidement au baiser suivant.

« Je me comporte pas comme tous les autres. » Lowell n’essaya pas de le mettre face à ses contradictions car pour l’instant cela l’arrangeait qu’il se soit enfin décidé à passer à la vitesse supérieure avec elle ; jamais elle n’aurait pu se résoudre à avoir fait le premier pas. Qu’il l’ait embrassée le premier lui fournissait une excuse. Alors qu’il descendait vers son cou, augmentant son désir à chaque seconde en stimulant chaque parcelle de sa peau, elle glissa ses mains dans ses cheveux dorés et referma ses poings comme pour lui signifier qu’il n’avait pas intérêt à partir. En même elle se courbait pour que son corps épouse le sien au maximum, si bien que lorsqu’il recula un peu pour lui demander si elle était sûre elle était venue coller son front au sien.

« Enlève ton tee-shirt avant que je ne change d’avis, » ordonna-t-elle dans un souffle tout en joignant le geste à la parole et en tirant au-dessus de la tête de Gabriel son vieux tee-shirt défraîchi. Un regard un peu trop long sur son torse doré et la réaction chimique ne se fit pas attendre ; elle passa ses mains sur ses pectoraux et chercha de nouveau ses lèvres alors que ses doigts couraient sur ses épaules et glissaient dans son dos, sentant sa musculature se contracter à son contact. Elle suivit la ligne de sa mâchoire, remontant jusqu’à son oreille, la mordilla, chatouilla son cou de sa langue avant de remonter vers son visage. Son nez frôla sa joue mal rasée dans une caresse plus douce et étrangement plus tendre que les précédentes et son regard accrocha le sien. Sans savoir pourquoi, elle lui sourit, probablement pour la première fois.


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Sam 28 Mai - 20:44

    Leurs souffles étaient maintenant mêlés, et Gabe ne savait plus très si c’était son propre cœur ou celui de Lowell qu’il sentait battre irrégulièrement contre sa poitrine. Ils étaient proches, très proches et pourtant cherchaient avidement à se rapprocher encore plus, comme si cela ne suffisait pas. Ils s’étaient retenus trop longtemps, et maintenant n’avait conscience de rien d’autre que le désir fulgurant qui s’était emparé d’eux. Un instant auparavant, ils partageaient un verre et ils étaient maintenant incapables de s’écarter l’un de l’autre plus d’une seconde. Pas même pour reprendre leur souffle, respirer semblait tout à coup superficiel. Son front appuyé sur celui de Lowell, la regardant en cherchant toujours la moindre marque de rejet qui n’allait certainement pas venir. Et vu la vitesse à laquelle la situation évoluait, il doutait fortement qu’elle cherche à se débarrasser de lui de sitôt.

    Levant les bras en l’air, Gabe laisse la jeune femme lui ôter le tee shirt avant de reprendre possession de ses lèvres. Ses bras puissants la serrèrent contre lui et il ne pu retenir un soupir lorsque les lèvres de Lowell suivirent la ligne de son cou. Tournant la tête vers elle sans desserrer son étreinte, il répondit à son sourire, trop surpris pour réagir autrement. D’habitude, à chaque fois que leurs yeux se rencontraient, au mieux il n’y avait que de la provocation, au pire ils se fusillaient du regard. Pas maintenant. Tout était inversé ce soir. Du bout des doigts, il écarte une mèche qui était venue se mettre en travers du visage de la jeune femme, et tandis qu’ils s’embrassaient de nouveau il la prit dans ses bras pour l’asseoir sur le bar. Cette fois, elle était au dessus de lui, et très vite le tee shirt de Lowell rejoignit le sien sur le sol. Leurs peaux se frôlaient, se touchaient au fur et à mesure que le désir dictait leur action. S’il n’y tenait qu’à lui, il l’aurait allongée sur le bar ici et maintenant, mais avait assez de manières pour se retenir. Combien de temps, il n’aurait su le dire
    .
    Il ouvrit la bouche pour parler, dire quelque chose de pertinent mais finalement se retint. Il n’y avait pas besoin de mots. Pas maintenant.
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Lowell Moriarty

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 29 Mai - 0:15

Fébrile à cause de cet instant où chacun regardait l’autre avec un sourire tendre et sincère, elle ferma les yeux quand les doigts de Gabriel glissèrent sur sa joue avec délicatesse. Mais un baiser plus tard et ils étaient de nouveau mus par une passion dévorante et elle l’aida à retirer son débardeur quand il la posa sur le bar. Ses jambes se nouèrent derrière les reins de Gabriel, ses chaussures tombant bruyamment sur le parquet et elle serra sa taille entre ses jambes nues. Chaque vêtement qu’ils retiraient leur laissait de nouveaux endroits à explorer de leurs mains et elle soupirait en sentant les mains chaudes de Gabriel remonter contre son ventre. Une fois encore ils s’interrompirent, pour se regarder, pantois et haletants, la bouche entrouverte comme pour dire quelque chose, mais il n’y avait que le silence et l’urgence du désir qui les poussait à s’embrasser encore. Elle aurait voulu dire quelque chose mais elle n’arrivait pas à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait. Elle savait juste qu’elle ne voulait pas qu’il s’arrête, qu’elle ne voulait être solitaire seulement si cela voulait dire être avec lui. Cela n’avait aucun sens, elle le savait.

Ses mains se heurtèrent à la boucle de sa ceinture et elle essayait de l’ouvrir avec ses mains malhabiles et tremblantes, jusqu’à ce que finalement elle cède. Les lèvres de O’Connell brûlaient sa peau comme jamais auparavant. Elle tira sur son jean ouvert pour qu’une fois encore leurs corps se rencontrent et elle murmura son prénom. « Gabriel… » Et ensuite ? Je te veux, j’ai envie de toi, je te veux pour moi toute seule, si on continue tu ne pourras jamais m’abandonner où j’en mourrais ? Que pouvait-elle dire ? Elle savait que ce qu’elle faisait n’était pas la meilleure chose pour elle, et pourtant, elle avait l’impression que c’était la seule chose qu’elle faisait de bien depuis des mois. Embrasser Gabriel et lui susurrer à l’oreille « tu me rends dingue. » puis lutter pour faire tomber son jean de ses hanches et nourrir son désir en griffant gentiment son dos et en mordant son épaule avant d’embrasser sa clavicule.


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Gabriel O'Connell

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 29 Mai - 19:50

    Plus les secondes passaient, et plus leurs souffles s’accéléraient. Leur vêtements ne pouvaient résister à la passion qui s’était soudainement emparée des deux jeunes gens, seulement tempérée par les instants où, haletants, ils s’arrêtaient pour se regarder. S’arrêter n’étaient pas le terme exact : si leurs yeux étaient rivés l’un sur l’autre, leurs lèvres se frôlaient et le reste de leur corps n’étaient jamais vraiment séparés plus d’une demi seconde avant qu’il ne reparte à la découverte de l’un de l’autre. Dans les yeux de Lowell, Gabe lu le même désir qu’il éprouvait pour elle à cet instant, le même désir qui le rendait fou. Plus rien au monde n’avait d’importance en cet instant : il n’y avait qu’elle, les frémissements que le moindre de ses frôlements générait chez lui. Ses yeux sombres qui venaient se poser sur les siens. Sa peau brûlante contre ses doigts. Elle. Emprisonnant sa taille pour l’attirer contre lui, posa son autre main sur la nuque de la jeune femme, ses doigts s’emmêlant dans ses cheveux tandis que leurs lèvres s’étaient de nouveau retrouvées dans un baiser passionné. C’était la première fois qu’une femme déclenchait tant d’impatience, tant de désir brut et volcanique, presque incontrôlable chez lui. C’était une sensation nouvelle, et dangereusement agréable.

    Gabe continua d’explorer sa peau tandis qu’elle se battait avec sa ceinture, suivent lentement la ligne de ses cuisses.
    « Hum ? » C’était plus un grognement qu’une réelle réponse, mais le déjà peu bavard barman n’étant pas vraiment dans l’optique de parler à cet instant. Mais l’entendre pour la première fois prononcer son prénom sans animosité était un évènement à lui tout seul. Il haussa le coin des lèvres en guise de réponse, bien que satisfait, et s’avança de nouveau vers elle. S’éloigner, ne serait-ce qu’une seconde, était bien trop. « Toi aussi … » souffla t-il. D’un coup de pied, il se débarrassa de ses boots qu’il n’attachait heureusement jamais, et le jean alla rejoindre sur le sol le reste de leur vêtement. Puis, sans autre forme de procès, il grimpa sur le bar qui serait, il l’espérerait, assez large pour sa carrure et se plaça au dessus de Lowell qu’il dominait de toute sa taille.

    Appuyé sur les avant bras le plus confortablement qu'il pouvait, il resta une seconde immobile à la regarder puis partit à l’exploration de son cou du bout des lèvres avant de revenir au niveau de son visage. Une peine deux centimètres les séparaient, et il souffla, pince sans rire :
    « Tu sais qu’on pourrais se faire virer pour ça ? »

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 29 Mai - 20:40

Au milieu du chaos qui régnait à Kentwood et dans la vie de Lowell, le désordre de leurs mouvements précipités paraissait bien peu de choses ; au contraire, même, il semblait que c’était la première fois que Lowell oubliait sa solitude, le décès de son père qui l’avait laissée complètement démunie, la série de meurtres qui soulevait des questions que tous auraient préféré laisser sans réponse. Elle ne ressentait qu’une seule chose, la vigueur de son cœur qui cognait dans sa poitrine pour Gabriel. Le reste… ils verraient bien demain. Alors elle s’abandonna à un énième baiser, étouffant un gémissement quand sa main rugueuse serra sa taille souple et qu’elle glissa jusqu’au bord du bar pour mieux le serrer entre ses jambes, ses cuisses caressant ses flans alors qu’enfin ils se débarrassaient de son jean. Elle le désirait tant qu’elle n’avait plus rien à cacher, jamais elle n’avait autant cherché le contact d’un autre homme et elle savait pertinemment qu’elle ne retrouverait cette sensation avec personne d’autre. Elle se mordit la lèvre quand il sourit, et elle-même sourit contre ses lèvres lorsqu’il lui apprit que c’était bien réciproque. Cela déclencha en plus du reste une salve de papillons dans son estomac qui du reste ne se dissipèrent pas, même lorsqu’il l’allongea sous lui et que les flammes de son désir se décuplèrent.

La situation était relativement inconfortable pour lui alors elle l’enserra de nouveau entre ses jambes pour le stabiliser, rapprochant par la même occasion son bassin du sien, enserré dans un short qui allait très vite devenir superflu. Elle se perdit dans ses yeux bleus, ses mains remontant le long de son dos pour se perdre dans ses cheveux courts et chercha un baiser qui ne vint pas alors qu’il murmurait « Tu sais qu’on pourrais se faire virer pour ça ? » Légèrement essoufflée elle lui sourit et minauda un peu. « Je sais surtout que je ne regarderai plus jamais ce bar de la même façon… » Sur ces entrefaites elle le força à l’embrasser encore en appuyant sur sa nuque, mais elle se sentait de plus en plus gênée par son short alors elle souleva les hanches pour qu’il l’aide à le lui enlever sans que leurs bouches se séparent pour autant. Ce fut lorsqu’elle reprit sa respiration qu’elle réalisa qu’ils n’étaient plus que dans leurs sous-vêtements, tous les deux allongés sur le bar de leur lieu de travail, entre d’un côté une chute vertigineuse sur des tabourets et de l’autre des éviers remplis de verres en train de sécher. Elle étouffa un éclat de rire devant l’incongruité de la situation, mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait faire marche arrière. Elle n’avait nulle part où aller, ce bar, c’était chez elle, et le seul endroit où elle avait été un peu vivante. « T’as pas intérêt à nous faire chavirer Gabe » fit-elle en souriant avant qu’elle ne sente son torse contre sa poitrine et son désir contre sa cuisse qui firent chavirer son cœur une fois encore.


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Lun 30 Mai - 0:32

    Si Lowell réussissait à éveiller en lui des sensations qu’il avait cru disparues pour de bon, elle lui donnait également un sentiment étrange qui lui faisait oublier tout ce dont il avait pu se persuader jusqu’alors. Après tout, jamais en ce levant ce matin il n’aurait pu imaginer finir la journée dans les bras de la jeune femme. Mais surtout, en entamant son service pas une seule seconde il n’avait penser se retrouver presque sans vêtements en équilibre précaire sur le bar, son lieu de travail. Avec du recul, il allait probablement se rendre compte à quel point cette idée était stupide, mais à l’instant présent elle semblait parfaitement normale. Deux individus normaux auraient choisit de quitter le Fever pour aller chez lui, ou chez elle. Eux non. Eux n’étaient que deux âmes esseulés et cet endroit était presque devenu leur foyer : ils y passaient leur journées, et pour deux solitaires brisés comme eux, mieux valait être ici que dans une demeure froide et sombre. C’était probablement pour ça qu’ils s’étaient retrouvés ainsi, parce qu’ils n’avaient nulle part d’autre où aller et cela ne faisait que renforcer l’attraction qu’ils éprouvaient mutuellement.

    Malgré les mois passés à travailler ici, Gabe avait quelque peu sous estimé la largeur du bar : il était en effet dans une équilibre assez précaire, sans la moindre marge de manœuvre. Emporté par le désir qui le consumait, il ne s’était pas rendu compte que le moindre mouvement de travers allait les envoyer soit dans l’évier soit par terre. Il baissa la tête à son tour, observant à droite puis à gauche. S’il ne s’était pas tenu à la force de ses avant bras, il aurait haussé les épaules avec un sourire amusé, comme à son habitude. « On va prendre le risque. » C’était bien la première fois de sa vie qu’il faisait cela sur un bar, mais après tout, il fallait un début à tout. Cessant de penser à l’étrangeté de la situation, Gabe posa un regard brûlant sur Lowell et redevint sérieux. Il sentit la caresse de ses doigts le long de son dos, ainsi que son propre cœur qui tambourinant dans sa poitrine. Sans hésiter, il reprit possession de ses lèvres, presque violemment tandis que ses mains repartaient explorer le corps de la jeune femme qui s’offrait à lui. Dire qu’il ne l’avait pas déshabillée du regard auparavant aurait été mentir, mais la réalité lui plaisait encore plus qu’il ne l’avait imaginé, ce qui accentua encore son désir. Lentement, pour éviter de tomber, ses lèvres quittèrent celles de Lowell et descendirent le long de son cou. Prenant délibérément son temps, il descendit jusqu’à son nombril en déposant une multitude petit baisers sur son corps. Gabe sentait le désir grimper en flèche, mais eu le soudain réflex de sauter de l’autre côté du bar. Deux secondes après, il sortait d’un tiroir de quoi se protéger. Le BA.BA, même si quitter l’étreinte de Lowell quelques secondes à cet instant le rendait fou.
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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Lun 30 Mai - 18:08

Le regard rieur de la jeune femme s’estompa rapidement quand lui-même redevint sérieux et la regarda avec une intensité qui seule la fit frémir. La façon brutale dont il s’empara de ses lèvres la fit gémir et elle répondit à son baiser avec l’énergie du désespoir, réalisant soudain que les mises en jeux étaient beaucoup plus élevées que prévu. Elle sentait très bien qu’il ne s’agissait plus d’une simple partie de jambes en l’air, ils s’étaient trop regardé, ils s’étaient trop souri, ils s’étaient trop effleuré avec délice pour que cela reste inconsistant et purement physique. La façon dont elle l’embrassait… elle y mettait toute son âme et ne gardait aucune pudeur. Elle soupira quand il partit découvrir son cou, sa poitrine puis son ventre, glissant ses doigts dans ses cheveux et le suivant du regard avant qu’il ne s’interrompe et ne s’arrache à elle pour aller farfouiller dans des tiroirs jusqu’à ce qu’il en sorte un préservatif. Si Lowell n’était pas aussi obnubilée par Gabriel elle aurait songé fortement à lancer une blague sur le fait que Bo voulait vraiment faire de ses employé(e)s des dépravés et qu’il méritait amplement qu’elle l’accuse de harcèlement à son égard. Mais elle s’était redressée et alors qu’il s’apprêtait à remonter sur le meuble elle dégrafa son soutien-gorge et s’allongea de nouveau, répandant le flot de ses cheveux de jais sur le bois acajou du bar. Quelques longues secondes plus tard ils ne portaient plus rien et Lowell tremblait presque d’anticipation.

Ils y étaient enfin, un moment qu’elle avait imaginé plus souvent qu’elle n’aurait aimé l’avouer et qui se révélait bien différent de ce qu’elle avait pensé. Elle attira son visage vers le sien pour l’embrasser avec une étrange tendresse pour dissiper peut-être leurs derniers doutes et prolonger le moment avant qu’il ne les unisse finalement dans un mouvement habile qui généra un gémissement aigu dans la gorge de la jeune femme. Elle essaya de murmurer son prénom quand leur baiser prit fin mais ce fut peine perdue et elle plongea un regard voilé par le plaisir dans les yeux de Gabriel. Ils accordèrent les battements de leurs cœurs pour trouver un rythme alors qu’elle enserrait une fois encore sa taille pour lui éviter de tomber et accentuer leur contact. Elle se sentait disparaître à chaque balancement de ses hanches en rythme avec ses coups de reins, s’éloignant toujours plus de Kentwood, de la personne qu’elle était dans cette ville, du bayou humide et étouffant.


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Mar 31 Mai - 20:56

    S’il s’était écoulé une minute, une seconde ou une heure depuis qu’ils s’étaient touchés pour la première fois de la soirée, Gabe n’en avait pas la moindre idée. La notion de temps, d’espace ou même de passé lui était devenue totalement abstraite : il n’y avait qu’eux, ici et maintenant. Ou plutôt, il n’y avait que le désir qui l’avait brusquement enflammé quand son regard s’arrêta sur Lowell, allongée sur le bar à l’attendre, sans le moindre vêtement. Finalement, ils allaient faire ça ici et maintenant, sur le bar parce qu’aucun des deux n’avaient la force d’attendre une seconde de plus pour choisir un endroit plus sécurisant. Escaladant le bar un peu trop vite, il fut de nouveau au dessus d’elle, calé entre ses jambes pour éviter de dégringoler sur le sol. Leurs lèvres frémissantes d’anticipation se rencontrèrent, et pourtant leurs baisers étaient devenus plus doux, presque tendres. Ils se rendaient tout deux compte que ce n’était pas uniquement physique, qu’ils ne faisaient pas cela seulement pour leur propre plaisir égoïste. Il avait un truc en plus, tout simplement. Ce truc en plus, c’était le fait que Lowell occupait ses pensées depuis des mois, et qu’il avait attendu ce moment sans même l’admettre. Puis enfin, ils trouvèrent un rythme commun et ce fut comme s’ils n’étaient qu’une seule et même personne : même battement de cœur désordonné, même rythme, même regard. Malgré lui, Gabe émit un grognement en sentant les jambes de la jeune femme lui enserrer plus fermement la taille, et après quelques instants où il en oublia presque son nom se laissa finalement presque tomber sur elle, haletant. Ce qu’ils venaient de vivre surpassait en tout point ce qu’il aurait pu imaginer.

    Se relevant péniblement, il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme et la contempla longuement sans un mot. Pour être honnête, il n’en revenait pas qu’une fille comme elle puisse s’intéresser un tant soit peu à un gars comme lui : il savait qu’elle n’était pas celle qu’elle voulait bien laisser croire, qu’il y avait plus sous cette carapace de fille facile. Elle venait de lui prouver. Gabe écarte une mèche de son visage et un large sourire apparu sur son visage, probablement le premier vrai sourire depuis son arrivée à Kentwood. Celui qui lui donnait un air de gamin de quatre ans émerveillé. Il ouvrit la bouche pour parler, mais un simple mouvement le fit tanguer sur le côté et il perdit l’équilibre. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise et avant qu’il n'ait eu le temps de se rattraper il s’effondra sur le sol dans un ramdam épouvantable : il emmena en effet deux tabouret dans sa chute et se cogna assez brutalement la tête contre le comptoir, assez pour le sonner momentanément.

    « Ouch ! » Il devait avoir fière allure, affalé contre le comptoir en train de se masser le crâne en grimaçant, sans le moindre vêtement pour le couvrir. Cela dit son apparence était le dernier de ses soucis, et imaginer ce qu’il pourrait répondre à une question lui demander comment il s’était fait mal manqua de déclencher chez lui un fou rire.

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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Mar 31 Mai - 22:47

Pendant de longues minutes ce fut une escalade qui semblait sans sommet jusqu’à ce qu’enfin, la chute vienne et qu’elle paraisse aussi longue que tout ce qui avait précédé, et plus intense que tout ce que Lowell avait pu vivre jusqu’à présent. Tremblant légèrement de ce qui venait de la secouer, elle se détendit alors qu’elle entourait Gabe de ses bras et souffla un « Wow » admiratif alors qu’il tentait, comme elle, de reprendre son souffle. Le cerveau de la jeune femme essayait de digérer tout ce qu’il venait de se produire, Gabriel qui venait de la connaître intimement, elle qui s’était laissée faire, qui avait même répondu à son premier baiser, la façon dont ils s’étaient embrassés, passionnément et désespérément avant que cela ne devienne tendre et attentionné… Toute cette rancœur qu’elle avait contre Gabriel venait de se muer soudainement en désir brûlant et en envie dévorante d’être dans ses bras. Mais rien de cela n’était nouveau, à vrai dire, elle n’avait juste pas su comprendre ce qu’elle ressentait à l’origine. Elle s’apprêtait à lui dire, quand il plongea son regard dans le sien, quand il lui sourit, si sincèrement, si franchement, elle s’apprêtait à lui dire qu’elle venait de comprendre, que depuis le début si elle avait été aussi agressive avec lui c’était par jalousie, par crainte qu’il ne finisse par partir si elle se confiait, mais après ce qu’ils venaient de vivre, elle était convaincue que rien de cela ne se produirait. Mais malheureusement pour lui elle ne le tenait plus aussi fermement contre elle, ses jambes étant juste repliées de part et d’autre de lui et elle le vit glisser au ralenti sur le côté jusqu’à… « Ga – » ce qu’il s’écrase par terre « briel. »

Lowell se redressa et sauta à terre. Parmi le fracas des tabourets tombant au sol elle avait distingué un bruit sourd qui était celui de la tête de Gabriel contre le bar et elle se retint d’éclater de rire en le voyant aussi mal en point. « Ca va ? » demanda-t-elle plus rhétoriquement avant de se glisser entre lui et le bar et de prendre sa tête entre ses mains, essayant de réduire au maximum le sourire hilare qui fendait son visage. Elle vit bien sûr qu’il y avait eu plus de peur que de mal et elle déposa ses lèvres contre les siennes, se plaquant contre lui, toujours aussi nue, pour une étreinte qui retrouvait quelques flammes des minutes passées. Ce fut alors qu’elle remarquait quelque chose d’inhabituel à la porte et alors qu’elle mettait fin à un baiser elle concentra son attention sur le cadre sombre de la porte et repéra une bande de pré-ado le nez collé à la vitre qui essayait de voir ce qu’il se passait à l’intérieur de l’établissement plongé dans l’obscurité. Lowell poussa un cri suraigu et se précipita derrière le bar, attrapant à la volée ce qu’elle pouvait attraper de ses vêtements et s’assit par terre en éclatant d’un rire sonore. Elle enfila culotte, short, débardeur en faisant l’impasse sur le soutien-gorge et lança à Gabe entre deux hoquets « tu crois qu’ils nous ont vu ? Enfin, tu crois qu’ils ont tout vu ? Enfin tout vu ? »


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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 12 Juin - 20:05

    Si Gabriel avait essayé de prendre le bon côté de sa chute et avait un sourire amusé sur le visage, il ne pouvait cependant pas rivaliser avec le sourire de Lowell qui semblait à deux doigts de partir dans un fou rire. Autant prendre les choses avec optimisme, effectivement. L’avantage, c’est qu’ils n’allaient jamais oublier nuit, entre l’instant où ils avaient succombé à leur désir et le dénouement incongru qui aurait pu mal finir. Heureusement, il n’y a eu que de bruit et plus de peur que de mal. L’instant d’après, ils étaient de nouveaux collés l’un à l’autre, leurs lèvres scellées en un baiser. Il s’en fallait de peu pour qu’ils recommencent de plus bel alors que le désir qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre revenait à la charge. Céder à la tentation une première fois ne leur avait pas suffit, au contraire. Après avoir goûté une fois au fruit défendu, la seule chose dont Gabe avait envie était de recommencer de plus belle, et il semblait que Lowell était du même avis que lui.

    La jeune femme rompit alors leur baiser, entrainant les protestations de Gabriel. Il voulait s’emparer de nouveau de ses lèvres, mais c’était sans compter le cri suraigu de Low qui détala derrière le bar, couvrant son corps des vêtements éparpillés un peu partout. Un coup d’œil à l’extérieur lui apprit qu’ils avaient des spectateurs et il fut à son tour prit d’un fou rire alors qu’il peinait à retrouver caleçon et jean. C’était tout simplement hilarant. « Je crois qu’ils ont surtout entendu, parce que la porte est pleine de buée. » Se relevant difficilement, le barman se dirigea vers la porte, toujours à deux doigts d’éclater de rire rien qu’en entendant Lowell. Il ne l’avait jamais entendu rire, ou même sourire, avant ce soir. Pieds nus, vêtu seulement de son jean, il scruta l’extérieur mais il n’y avait évidemment plus personne. Haussant les épaules, il se retourna et resta un instant à regarder Lowell : tout juste rhabillée, elle ne laissait aucun doute sur ses activités récente et il la trouvait belle à damner un saint. Lui n’était pas en reste, avec sa musculature si bien dessinée qu’on le croirait tout droit sortit d’une revue de mode. Mais il était réel, elle aussi, et cette nuit n’appartenait qu’à eux.

    Etrangement, il n’avait absolument pas sommeil, malgré l’heure tardive. Et contrairement à son habitude, il n’avait aucune envie de s’éclipser en douce après avoir obtenu ce qu’il recherchait. « J’espère quand même que le spectacle valait le coup d’être dehors dans le froid au beau milieu de la nuit. » Maintenant arrivé derrière le bar, il s’agenouilla en face de Lowell et plutôt que d’attendre une réaction ou même des protestations, il l’attira vers lui et l’embrassa passionnément. Pas de tendresse, seulement du désir brut qui n’était pas prêt d’être rassasié.
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MessageSujet: Re: Don't want to touch you but you're under my skin.   Dim 12 Juin - 21:14

Même si le souvenir du son de la tête de Gabriel contre le bar allait probablement donner des fous rires à Lowell pour encore des semaines, il avait tout de même réussi à lui enlever le sourire qu’elle arborait par un baiser passionné et des gestes qui ne laissaient aucune place à l’équivoque. Si Lowell n’avait pas ouvert les yeux pour le regarder, il était certain que cette bande de jeunes aurait eu droit à un deuxième acte, contre le bar cette fois. Le goût de ses lèvres, entre nicotine et vieux Bourbon, elle n’arrivait pas à s’en lasser.

Assise contre le lave-vaisselle, elle entendait Gabriel se rhabilla en riant, alimentant ses propres éclats de rire qu’elle n’arrivait plus à contrôler. « Je crois qu’ils ont surtout entendu, parce que la porte est pleine de buée. » Lowell se releva en prenant appui sur le bar d’une maintenant ses côtes endolories de l’autre et constata qu’en effet, il était impossible de voir ce qu’il se passait à l’intérieur à moins de se coller vraiment contre la vitre, ce que douze gamins n’avaient pas pu faire (ou du moins en même temps et alors ils auraient pris des tours ?). Gabe se retourna vers elle et elle resta plantée, un peu essoufflée, les joues roses, sourire aux lèvres, le regardant en train de la regarder elle, se voyant dans ses yeux, et malgré les décharges d’endorphines et d’adrénaline qui pulsaient encore dans son sang, elle ne pouvait s’empêcher d’essayer de comprendre ce qui leur arrivait. « J’espère quand même que le spectacle valait le coup d’être dehors dans le froid au beau milieu de la nuit. » « Pour avoir été aux premières loges je pense que c’était une grande leçon de choses. » Il se rapprocha d’elle alors qu’elle s’accroupissait pour récupérer le reste de sa lingerie par terre mais il ne lui en laissa pas le temps et la plaqua contre lui alors qu’il s’emparait de ses lèvres une fois de plus. Elle n’avait pas particulièrement envie de rentrer chez elle ; en revanche elle avait envie de lui, comme d’une drogue, et tandis que ses doigts redessinaient son torse elle s’éloigna de lui suffisamment pour pouvoir parler. « Qu’est-ce que tu dirais si on allait faire un tour dans ta bagnole ? » Pour être plus convaincante elle le laissa glisser sa langue dans sa bouche et l’argument sembla marcher car il se leva d’un bond et lui tendit la main.

Rapidement ils essayèrent de rassembler leurs affaires, Lowell allant vérifier le verrou de la porte de devant tandis que Gabriel redressaient quelques tabourets et essayait de minimiser les dégâts causés par sa chute, puis ils se ruèrent main dans la main vers la porte de service et filèrent dans la voiture de Gabriel, n’importe où tant qu’ils pouvaient se garer dans l’obscurité et s’embrasser encore et encore avant le lever du soleil.



to be continued...

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